

«J’ai toujours affirmé venir d’une lignée de femmes indépendantes. Je dis aussi qu’il ne sort rien de bon d’une telle famille de filles qui nous a donné une illusion de toute-puissance. Je peux parler de mes sœurs, et elles peuvent parler de moi; mais malheur à quiconque ose parler de l’une de nous à autrui!»
Sisters Project Participant
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Je suis moi-même issue d’une longue lignée de femmes indépendantes. Ma mère est née au beau milieu d’une série de six filles. Pour ma part, j’étais la cadette d’une famille de deux filles et surnommée « la petite Vikki »; j’ai eu le bonheur d’avoir deux filles merveilleuses. Chacune à sa façon, toute sœur est une force avec laquelle il faut compter!
Voilà peut-être ce qui m’a amenée à choisir la profession de thérapeute familiale. Originaire de New York, j’ai obtenu un baccalauréat en psychologie au Barnard College, affilié à l’Université Columbia, puis une maîtrise en travail social à l’Université de New York. Après avoir travaillé deux ans comme travailleuse sociale dans le quartier de Harlem, j’ai emménagé à Montréal, où je réside depuis.
Au cours de ma carrière de thérapeute familiale que j’exerce depuis plus de vingt ans, j’ai entendu les réflexions d’un grand nombre de clientes à propos de leurs rapports avec leurs sœurs. Cofondatrice en 2000 du Montreal Family Center, un centre de counseling offrant divers services aux personnes, couples et familles, j’enseigne également et supervise de futurs thérapeutes familiaux au Argyle Institute de Montréal. En outre, je suis régulièrement invitée à des émissions télévisées matinales à titre de thérapeute familiale.
Il y a trois ans, au cours d’un repas familial, ma fille cadette lança à brûle-pourpoint le commentaire suivant : « Peu importe avec qui je me trouve, je me perçois toujours comme une petite sœur! » Cette remarque opéra un déclic dans mon esprit; je me rendis compte que j’ai le même sentiment. Encore aujourd’hui, même en présence d’un groupe de femmes plus jeunes que moi, j’ai tendance à jouer la jeune ingénue. En interrogeant des amies à propos de leur relation avec leurs sœurs, j’ai tout de suite constaté que cette question suscitait chez elles un intérêt et un enthousiasme extraordinaires. Le Sisters Project était bel et bien lancé!
C’est ainsi que j’ai eu le privilège d’entendre des centaines de femmes, d’adolescentes et de fillettes. J’ai pu interviewer directement plusieurs d’entre elles, qui m’ont reçue chez elles ou au travail. D’autres se sont donné la peine de remplir un questionnaire et d’envoyer leurs réponses par courriel à une parfaite inconnue! Toutes ces entrevues et ces réponses avaient un dénominateur commun : un profond désir de comprendre et d’expliquer une relation primordiale qui se bâtit dans la tendre enfance et marque toutes les étapes de la vie.
Pour en savoir davantage sur la pratique de Vikki Stark comme thérapeute auprès des personnes, des couples et des familles, veuillez consulter son site Internet au : www.vikkistark.com

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